Apprenez les bases pratiques du design web 2025 : structurer les sections, gérer les espacements et choisir des polices lisibles — sans formation en design.

« Moderne » ne veut pas dire animations à la mode ou apparence totalement unique. En 2025, le design de site moderne concerne surtout la clarté, la rapidité, la lisibilité et la cohérence — pour que les visiteurs comprennent rapidement ce que vous proposez et ce qu’ils doivent faire ensuite.
Un site moderne rend les choses importantes évidentes :
Si quelqu’un arrive sur votre page d’accueil et doit « comprendre par lui‑même », le design n’est pas moderne — il est simplement confus.
Vous n’avez pas besoin d’instinct artistique pour qu’un site ait l’air professionnel. Il vous faut un système simple que vous pouvez répéter :
Cette approche vaut mieux que « concevoir chaque page depuis zéro », qui mène souvent à des polices discordantes, des paddings inégaux et des pages qui semblent aléatoires.
Les sites modernes partagent souvent quelques patterns pratiques :
La leçon : vous pouvez paraître soigné sans être designer. Le design moderne concerne moins la décoration et plus la prise de bonnes décisions, de façon répétée.
Avant de penser mise en page, couleurs ou polices, décidez à quoi sert la page. La plupart des pages « brouillonnes » ne le sont pas à cause du design, mais parce qu’elles essaient de faire cinq choses en même temps.
Choisissez une action principale pour le visiteur. Exemples courants :
Vous pouvez supporter des actions secondaires (comme « en savoir plus »), mais elles ne doivent pas concurrencer l’objectif principal. Test rapide : si quelqu’un ne lit que le titre et le bouton principal, comprend‑il ce qu’il doit faire ensuite ?
Ouvrez un document vide et écrivez la structure de la page en texte simple. Visez la clarté, pas l’originalité.
Un plan de base utile pour beaucoup de petites pages :
Si vous faites une page produit, remplacez « Comment ça marche » par « Ce qui est inclus ». Si c’est une page service, ajoutez « Ce que vous obtiendrez » et « Délais typiques ».
La plupart des gens scannent de haut en bas et (pour l’anglais) de gauche à droite. Mettez d’abord l’information la plus précieuse : ce que c’est, pour qui c’est et pourquoi c’est important. Réservez les détails profonds pour les sections suivantes.
Règle simple : un message principal par section. Si une section porte deux idées différentes, scindez‑la. Cela rend la page plus lisible — et plus facile à designer ensuite.
Si vous n’êtes pas designer (ou si vous manquez de temps), commencez avec un ensemble cohérent de sections et composants plutôt que d’improviser.
Des outils comme Koder.ai peuvent aider : décrivez votre page en chat (« hero + avantages + témoignages + FAQ + CTA »), générez une mise en page React fonctionnelle, puis ajustez espacements, typographie et contenus — sans perdre la cohérence. Si vous avez besoin de contrôle, vous pouvez exporter le code et continuer dans un flux de travail classique.
Quand votre objectif et votre plan sont clairs, les choix de design deviennent évidents : chaque section a sa justification et votre bouton principal ne se perd plus.
La hiérarchie visuelle est simplement l’ordre dans lequel votre page est « lue » d’un coup d’œil — ce que les gens remarquent en premier, deuxième, troisième. Si tout semble d’égale importance, les visiteurs doivent fournir plus d’effort pour savoir quoi faire ensuite (et beaucoup ne le font pas).
La plupart des gens scannent avant de s’engager. Ils cherchent :
Vous pouvez piloter cela avec quelques leviers simples : taille (plus grand = plus important), emplacement (haut et gauche attirent l’œil en anglais), contraste (couleur plus forte ou texte plus sombre se détache) et espacement (plus d’espace autour d’un élément le rend « primaire »).
Une page qui se lit bien se scanne bien.
Mettez un titre fort en haut d’une section, puis segmentez les points d’appui en sous‑titres et paragraphes courts. Limitez les paragraphes à 2–4 lignes quand c’est possible et évitez de regrouper plusieurs idées dans un même bloc.
Si vous avez une phrase clé — une promesse, une garantie ou un différenciateur — donnez‑lui de l’espace. Une ligne isolée avec un interligne plus grand attirera souvent plus l’attention qu’un paragraphe avec quelques mots en gras.
Ne cachez pas les éléments rassurants en bas. Mettez la preuve là où quelqu’un pourrait hésiter.
Par exemple :
Voilà la hiérarchie en action : vous répondez aux questions au moment où elles apparaissent.
Tout a le même poids. Si les titres ont des tailles semblables, les boutons se ressemblent et chaque section a la même densité, rien ne se détache.
Longs blocs de texte. Même un excellent contenu devient invisible s’il ressemble à un mur. Fractionnez avec des sous‑titres, de l’espacement et des paragraphes plus courts.
Trop d’actions « primaires ». Si chaque bouton est vif et criard, aucun ne l’est vraiment. Choisissez une action principale par section et rendez les autres plus discrètes.
La plupart des pages modernes sont composées d’un petit ensemble de sections réutilisables. Vous n’avez pas besoin d’en inventer de nouvelles — choisissez celles qui aident le visiteur à comprendre, faire confiance et agir.
Hero : premier écran. Énoncez ce que vous faites, pour qui, et le bénéfice principal. Ajoutez un bouton principal clair.
Fonctionnalités / Avantages : expliquez ce que vous offrez (fonctions) et pourquoi ça compte (avantages). Gardez chaque élément court et facile à parcourir.
Preuve sociale : avis, témoignages, logos clients, extraits d’études de cas ou chiffres (« Utilisé par 2 000 équipes »). Cela réduit le doute « puis‑je vous faire confiance ? »
FAQ : répondez aux objections que les gens ont déjà en tête : prix, délais, support, remboursements, compatibilité, zones de livraison.
Pied de page : zone « tout le reste » : contact, adresse, liens importants, mentions légales, profils sociaux. C’est aussi un signal de confiance.
Hero → Avantages rapides → Preuve sociale → Détails (comment ça marche / ce qui est inclus) → FAQ → Appel à l’action final → Pied de page.
Pour les services, remplacez « comment ça marche » par « processus » (Étape 1, Étape 2, Étape 3). Pour les produits, ajoutez « ce qu’il y a dans la boîte » ou « spécifications » après la preuve.
Ajoutez une section seulement si elle ajoute de la clarté (explique quelque chose d’essentiel) ou réduit le doute (répond à une peur ou objection). Sinon, c’est du bruit.
Test rapide : si vous supprimiez la section, quelqu’un serait‑il plus confus — ou moins convaincu ? Si non, supprimez‑la.
Visez une promesse, une preuve, une action par section.
Exemple : une section « Mise en route rapide » fait une seule affirmation (« Lancement en une journée »), la soutient (explication courte ou mini‑témoignage), puis propose une seule étape suivante (« Voir le guide d’installation » ou « Essayer gratuitement »). Cela maintient la page calme, pas encombrée.
Une « grille » n’est pas un outil compliqué : c’est juste un ensemble de lignes guides invisibles qui vous aident à aligner les éléments. Quand les éléments partagent les mêmes bords gauche/droit, la page paraît calme et intentionnelle. Quand les bords dérivent, ça semble brouillon même si vous ne savez pas pourquoi.
Les colonnes sont simplement des couloirs verticaux où le contenu peut se placer. Beaucoup de sites utilisent une grille à 12 colonnes en coulisses parce qu’elle se divise facilement (1/2, 1/3, 2/3, etc.). Vous n’avez pas besoin de faire des calculs — il faut juste être cohérent : choisissez une structure et réutilisez‑la.
L’alignement est le plus grand « upgrade gratuit » pour votre design. Si titres, blocs de texte, boutons et images partagent le même bord de départ, la page paraît instantanément plus propre.
Pour la plupart des non‑designers, deux patterns couvrent presque tout :
Si vous doutez, par défaut choisissez une colonne. Vous pouvez ajouter du relief avec l’espacement, les titres et quelques visuels bien placés.
Les paragraphes trop larges fatiguent parce que les yeux voyagent trop loin. Limitez la largeur de votre zone de texte principale — environ 60–80 caractères par ligne est une bonne cible.
En pratique, cela donne souvent un conteneur de contenu autour de 600–750px pour le texte sur desktop, tout en autorisant des arrière‑plans pleine largeur quand vous voulez qu’une section paraisse plus imposante.
Quelques problèmes rendent les pages bizarres même si couleurs et polices vont bien :
Choisissez un petit ensemble de règles de mise en page puis répétez‑les. La répétition donne l’impression d’un design, pas d’un assemblage.
L’espacement est l’« outil design silencieux » qui fait qu’un site simple paraît intentionnel. Un bon espace blanc n’est pas vide ou gaspillé — c’est donner de la place à votre contenu pour qu’il se scanne, se comprenne et qu’on clique.
Pensez à un élément comme un tableau encadré :
Raccourci mental : padding = confort à l’intérieur, margin = distance à l’extérieur.
La cohérence compte plus que des chiffres parfaits. Choisissez une échelle et réutilisez‑la, par ex. :
4 / 8 / 16 / 32 / 64 (pixels)
Utilisez 4–8 pour les petits gaps (icône‑texte), 16 pour l’espacement normal (paragraphes), 32 pour la séparation entre blocs, et 64 pour les sauts de section majeurs.
Ajoutez de l’espace :
Erreur fréquente : trop d’espace à l’intérieur d’un composant, puis pas assez entre composants — tout devient irrégulier.
Faites un scan de 30 secondes :
En cas de doute, ajustez l’espacement par paliers sur votre échelle. Cela suffit souvent à rendre un site débutant soigné.
Une bonne typographie vise surtout le confort. Si les gens lisent facilement votre contenu, votre site paraît immédiatement plus soigné — pas besoin d’astuces.
Commencez par la police des paragraphes. C’est là que les visiteurs passent le plus de temps, elle doit rester claire à petites tailles.
Visez une taille de corps autour de 16–18px pour la plupart des sites. Si la police paraît compressée ou « fine » à cette taille, changez‑en. Beaucoup de sans‑serifs lisibles fonctionnent bien pour les débutants, mais le meilleur choix est celui qui reste lisible sur téléphone.
Vous n’avez pas besoin de dix styles de titres. Définissez un système petit et répétable :
Point de départ pratique : H1 36–48px, H2 28–32px, H3 20–24px, Corps 16–18px, Petit 12–14px. Ajustez au ressenti, mais conservez des écarts réguliers.
Deux règles rapides pour des paragraphes faciles à lire :
Surveillez :
Si vous simplifiez à une police de corps solide, une échelle claire et un espacement confortable, votre typographie paraîtra « designée » même sans designer.
Les polices peuvent donner confiance et clarté — ou rendre un site brouillon et illisible. L’astuce est d’arrêter de traiter les polices comme une décoration et de les considérer comme un petit système.
Si vous voulez un choix par défaut facile : une police pour les titres et une pour le corps.
Si vous ne voulez pas vous embêter, utilisez une bonne police partout et créez le contraste par la taille, l’espacement et le poids.
Pour les non‑designers, les sans‑serifs modernes sont rarement un mauvais choix. Ils sont propres sur écran, flexibles et adaptés à de nombreux secteurs (services, SaaS, portfolios, commerces locaux).
Approche fiable :
Ne jugez pas une police sur un mot isolé comme « Bonjour ». Testez‑la avec le contenu réel du site :
Si la police va pour les titres mais peine pour les paragraphes, gardez‑la pour les titres seulement.
Un rendu « pro » vient souvent de la retenue. Essayez cette limite simple :
Trop de graisses (Light, Regular, Medium, Semibold, Bold, Black) rendent le site incohérent parce que chaque section finit par avoir une emphase légèrement différente.
Rappelez‑vous d’une règle : choisissez un petit ensemble de choix typographiques et répétez‑les sur toutes les pages.
La couleur est utile quand elle aide les gens à parcourir la page. Si tout est coloré, rien ne se détache — et les visiteurs hésitent.
Considérez la couleur comme un surligneur : vous l’utilisez sur les parties importantes.
Test rapide : si vous enlevez la couleur et que la page devient confuse, la mise en page manque de hiérarchie. Si elle reste compréhensible sans couleur, vous l’utilisez bien.
Choisissez une couleur d’action principale pour votre CTA (ex. « Obtenir un devis », « Réserver », « Essayer »). Appliquez‑la de manière cohérente :
La cohérence réduit la charge cognitive : les gens apprennent en quelques secondes ce qui est cliquable. Quand chaque section invente un style de bouton, l’utilisateur doit réapprendre l’interface.
Un bon contraste, c’est surtout être lisible :
Si vous doutez, testez : regardez la page sur un téléphone en extérieur ou baissez la luminosité. Le faible contraste se voit tout de suite.
Trop de couleurs d’accent : si vous avez trois couleurs « principales », vous n’en avez aucune. Limitez les accents et attribuez‑leur un rôle (action principale, succès, avertissement).
Texte gris clair : le gris pâle peut sembler moderne mais devient souvent illisible. Réservez‑le aux métadonnées (légendes, timestamps), pas aux paragraphes.
Quand la couleur est contenue et le contraste fort, votre contenu paraît plus clair et le design plus pro.
Si vous ne faites qu’une chose « design », faites répéter votre interface volontairement. Un petit ensemble de composants réutilisables — boutons, cartes, champs — donne un aspect calme et intentionnel même quand le contenu change.
Commencez par 4–6 éléments de base à réutiliser :
L’objectif n’est pas la variété, mais la prévisibilité.
Choisissez quelques « defaults » et respectez‑les :
Quand ces détails correspondent, le site paraît cohérent sans ornements supplémentaires.
Utilisez des icônes quand elles accélèrent le repérage (recherche, menu, téléchargement) ou renforcent le sens (avertissement, succès). Évitez‑les quand l’étiquette demande déjà une explication. « Contact » ou « Solutions » est souvent plus clair en texte ; si vous mettez une icône, gardez le mot à côté.
Ouvrez vos pages clés et cherchez les incohérences :
Corriger ces petites incohérences change souvent plus qu’ajouter de nouveaux éléments.
Un site peut paraître « fini » sur un laptop et rester frustrant sur téléphone. Le responsive, ce n’est pas créer un second site : c’est laisser la mise en page s’adapter pour que le contenu reste clair, lisible et utilisable.
Avant les mises en page complexes, décidez ce qui doit être visible avant de défiler sur téléphone :
Si ces trois éléments sont difficiles à trouver, l’expérience mobile sera cassée quelle que soit la version desktop.
Sur mobile, les lignes trop longues et les sections comprimées sont les problèmes habituels.
Utilisez un texte de corps légèrement plus grand (souvent 16–18px) et un interligne confortable. Réduisez les mises en page côte‑à‑côte : deux ou trois colonnes sur desktop devraient généralement empiler en une seule colonne sur mobile.
Pour l’espacement, évitez les énormes gaps mais ne serrez pas tout. Un padding cohérent dans cartes et sections rend la page intentionnelle.
Le tactile demande des cibles plus grandes que la souris.
De petites corrections ici améliorent souvent les conversions plus qu’une refonte visuelle complète.
L’accessibilité n’est pas seulement « sympa ». Elle rend généralement votre site plus clair, plus calme et plus simple à utiliser pour tout le monde — surtout sur petits écrans, à la lumière du jour ou quand quelqu’un skim rapidement.
Commencez par les bases : texte de corps de taille confortable, interligne suffisant et contraste fort. Si les gens doivent plisser les yeux, ils partent.
La structure compte autant. Utilisez les titres dans l’ordre pour que les humains et les lecteurs d’écran comprennent la page :
Évitez les « faux titres » créés en mettant simplement du texte en gras — les niveaux de titres réels aident à la navigation et au scanning.
Si une image explique quelque chose (photo produit, schéma, icône signifiant quelque chose), ajoutez un texte alternatif qui décrit l’usage, pas chaque détail. Si une image est purement décorative, donnez‑lui un alt vide pour qu’elle ne crée pas de bruit.
Les boutons et liens doivent indiquer ce qui se passe ensuite. « Cliquez ici » et icônes non labellisées sont faciles à rater ou à mal comprendre.
Bon :
Moins bon :
Avant publication, passez ceci en revue :
Si vous voulez accélérer la construction après avoir verrouillé le plan et la checklist, vous pouvez prototyper la page dans Koder.ai depuis un prompt de chat, itérer rapidement, puis exporter le code quand vous êtes prêt à publier — sans sacrifier la cohérence qui rend un design « moderne ».
En 2025, « moderne » signifie principalement clarté, rapidité, lisibilité et cohérence.
Un site moderne répond rapidement à :
Commencez par choisir un objectif principal par page (acheter, réserver, s’abonner, contacter).
Faites ensuite un test rapide : si quelqu’un ne lit que le titre + le bouton principal, peut‑il dire ce qui se passe ensuite ? Sinon, simplifiez jusqu’à ce que l’action principale soit évidente.
Rédigez un plan en texte clair avant de toucher aux polices ou aux couleurs.
Une structure fiable :
Cela facilite les choix de design parce que chaque section a un rôle.
La hiérarchie visuelle est l’ordre dans lequel les gens remarquent les éléments au premier coup d’œil.
Vous la contrôlez avec :
Placez les preuves près du point de décision, pas enterrées en bas.
Exemples :
Utilisez des types de sections réutilisables :
Ajoutez une section seulement si elle ou . Si la retirer n’embrouillerait pas les gens, c’est probablement du bruit.
L’alignement est la meilleure « amélioration gratuite ». Utilisez une grille invisible en gardant des bords gauche/droite cohérents.
Deux modèles sûrs :
Évitez 4+ colonnes minuscules — elles deviennent illisibles et posent problème sur mobile.
Fixez une largeur maximale pour que les lignes ne soient pas fatigantes.
Objectifs pratiques :
Vous pouvez toujours garder des arrière‑plans pleine largeur tout en limitant la largeur des paragraphes.
Choisissez une petite échelle d’espacements et réutilisez‑la partout, par ex. 4 / 8 / 16 / 32 / 64 (px).
Guide rapide :
Ajustez les espacements par paliers pour éviter des gaps aléatoires.
Simplifiez la typographie :
Évitez le faible contraste (texte gris clair sur blanc), qui tue la lisibilité.
Si tout a l’air d’avoir la même importance, les visiteurs doivent faire un effort — et beaucoup partent.