Apprenez à planifier, concevoir et développer une application de méditation et de santé mentale : fonctionnalités clés, contenu, confidentialité, périmètre MVP et étapes de lancement.

Une application de méditation ou de santé mentale fonctionne quand on sait précisément qui elle sert et ce qu'elle aide à accomplir. Avant les fonctionnalités, les bibliothèques audio ou l'identité visuelle, définissez les personnes et la promesse.
Soyez précis sur le cas d'usage principal et le niveau d'expérience. « Tout le monde » conduit souvent à une app générique.
Posez‑vous les questions suivantes :
Rédigez 1–2 personas principaux et un public secondaire que vous déprioriserez intentionnellement pour la première version.
Celle‑ci devient votre étoile polaire pour l'onboarding, le contenu et les décisions produit.
Exemples :
Si une fonctionnalité n'affermit pas cette promesse, ce n'est probablement pas du MVP.
Décidez — et communiquez — si l'app est du soutien bien‑être ou du soin/traitement clinique. Si vous ne fournissez pas de traitement clinique, évitez les affirmations diagnostiques et facilitez l'accès aux ressources de crise et à l'aide professionnelle.
Sélectionnez quelques métriques qui reflètent une vraie valeur :
Des objectifs clairs gardent la construction ciblée et facilitent les itérations.
Avant de dessiner des écrans ou d'enregistrer de l'audio, décidez à quoi votre app sert principalement. « Bien‑être » peut englober méditation, travail respiratoire, journal, suivi d'humeur, ou un mix — mais vouloir tout lancer à la fois crée généralement un produit confus.
Choisissez l'ensemble le plus petit de modalités correspondant à votre audience et à vos capacités de production. Par exemple :
Si vous incluez des fonctionnalités de santé mentale, soyez clair sur les limites : l'app peut soutenir des habitudes et la réflexion personnelle, mais ne doit pas laisser croire qu'elle diagnostique ou traite.
Ancrez toute l'expérience autour d'un « pourquoi maintenant ? » :
Un cas d'usage principal facilite le choix des durées, du ton et des rappels.
Planifiez l'onboarding comme un parcours sur une semaine : le jour 1 doit apporter de la valeur en moins de deux minutes, les jours 2–3 construisent la familiarité, et au jour 7 les utilisateurs doivent savoir quoi faire sans réfléchir. C'est aussi un bon moment pour tester le rythme du contenu : demandez‑vous si vous n'en demandez pas trop, trop tôt.
Votre avantage peut être subtil mais spécifique : un ton plus doux, des pratiques culturellement informées, des sessions plus courtes, un style de voix particulier, ou une personnalisation qui s'adapte sommeil vs stress. Écrivez‑le en une phrase — si vous ne pouvez pas, votre focus n'est pas assez net.
Un MVP d'application de méditation (ou de santé mentale) n'est pas « la plus petite app possible ». C'est la plus petite expérience qui emmène quelqu'un de la curiosité à une session terminée — et qui facilite le retour.
Rédigez un chemin principal que l'app doit couvrir de bout en bout :
découvrir → démarrer session → terminer → réfléchir → revenir
Si une étape est bancale (session introuvable, audio qui ne démarre pas, réflexion qui ressemble à un devoir), les utilisateurs n'installeront pas l'habitude. Votre MVP doit privilégier la fluidité plutôt que l'étendue.
Limitez la première version à un petit ensemble d'écrans prévisibles :
Esquissez ces écrans dans un simple diagramme de flux avant tout travail UI — cela aide à repérer les impasses précocement.
Choisissez 1–2 types de contenu pour le MVP — typiquement :
Gardez les formats avancés (cours, challenges, communauté, sessions live) pour plus tard.
Créez une liste de fonctionnalités et étiquetez chaque item :
Cela clarifie les choix lorsque de nouvelles idées apparaissent en cours de développement — et elles apparaîtront.
Une app de bien‑être ne gagne pas sur la quantité de contenu, mais sur la fréquence de complétion et le ressenti après une session. Votre plan de contenu doit rendre « commencer » facile et « terminer » probable.
Commencez par un petit ensemble de formats que vous pouvez produire régulièrement :
Concevez chaque format pour des contextes usuels : « dans le bus », « avant de dormir », « entre réunions », « réveillé·e anxieux·se ». Cela rend les sessions courtes, ciblées et complétables.
Vous pouvez produire le contenu en interne, travailler avec des partenaires (thérapeutes, enseignants de méditation), ou utiliser des bibliothèques sous licence. Quelle que soit l'option, définissez une structure répétable :
Fixez des normes tôt : cibles de volume audio, plancher de bruit, rythme, et style de voix (calme, pas théâtral). Utilisez un langage inclusif (« Si cela vous convient… »), évitez les présomptions, et proposez des options pour les personnes qui ont du mal à visualiser ou qui sont mal à l'aise de fermer les yeux.
Les gens complètent le contenu qu'ils trouvent rapidement. Étiquetez chaque élément par durée, objectif (sommeil, stress, concentration), humeur, et niveau (débutant, régulier, avancé). Cela alimente des filtres « 5 minutes pour l'anxiété », de meilleures recommandations et un onboarding plus propre — sans submerger l'utilisateur.
Une app de bien‑être doit se ressentir comme une respiration profonde — pas comme un flux à gérer. Visez une hiérarchie visuelle simple, des espacements généreux et une navigation prévisible pour que les utilisateurs puissent se détendre au lieu de « chercher comment faire ». Réduisez le bruit visuel : limitez les options simultanées, évitez les badges agressifs, et choisissez des animations discrètes.
Utilisez des polices lisibles, un interlignage confortable et une palette restreinte avec contraste clair. Calme ne signifie pas faible contraste — de nombreux utilisateurs ont besoin d'une lisibilité forte, surtout la nuit ou en cas de stress. Choisissez quelques composants cohérents (bouton primaire, lien secondaire, carte) et réutilisez‑les partout.
Beaucoup ouvrent une app de pleine conscience déjà débordés. Rendre le démarrage presque sans effort :
Le contenu est souvent audio‑centric, proposez donc des alternatives :
Évitez aussi d'utiliser uniquement la couleur pour transmettre une information (ex. « vert = complété »).
Supportez les téléchargements pour l'écoute hors‑ligne quand c'est possible, et rendez l'app utilisable en faible bande : illustrations légères, chargement différé du contenu non‑essentiel, et retours gracieux quand le streaming échoue.
La personnalisation doit réduire l'effort, pas ajouter des choix. Commencez par une ou deux questions (objectif, durée préférée), puis laissez le comportement guider : recommandez « plus de ceci », proposez un petit ensemble de valeurs par défaut et offrez une réinitialisation simple des préférences. Une UX calme guide sans emprisonner.
Commencez par écrire :
Utilisez ces éléments pour décider des durées des sessions, du ton, des questions d'onboarding et des fonctionnalités à inclure dans le MVP.
Une promesse forte est spécifique, limitée dans le temps et axée sur un résultat.
Modèle d'exemple : « Aider [audience] à obtenir [résultat] en [temps] via [modalité principale]. »
Si une fonctionnalité ne renforce pas cette promesse (onboarding → session → fin → retour), elle doit être classée « plus tard ».
Décidez (et communiquez clairement) si vous offrez :
Si vous n'offrez pas de soins cliniques, évitez les affirmations diagnostiques et ajoutez une clause de non‑responsabilité claire ainsi que des ressources de crise telles que /help/crisis.
Ancrez tout autour d'un « pourquoi maintenant ? » unique, par exemple :
Un cas d'usage principal empêche d'avoir un produit « qui fait tout » et facilite la conception du contenu, des rappels et de la navigation.
Cartographiez un onboarding simple où :
Cela permet de valider le rythme (ne pas demander trop, trop vite) et d'améliorer la rétention de la première semaine.
Réduisez le MVP à la plus petite expérience qui prend quelqu'un de :
Les écrans de base comprennent généralement onboarding, écran d'accueil (une recommandation), lecteur, bibliothèque simple, progrès de base et paramètres. Priorisez la fluidité de la lecture audio et les démarrages rapides plutôt que la quantité de fonctionnalités.
Concentrez‑vous sur l'achèvement et l'adéquation aux moments réels :
Vous gagnerez en aidant les utilisateurs à terminer les sessions, pas en proposant une énorme bibliothèque.
Utilisez un étiquetage qui favorise une découverte rapide et basée sur l'intention :
Cela permet des filtres utiles comme « 5 minutes pour l'anxiété » sans submerger l'utilisateur durant l'onboarding.
Traitez l'accessibilité comme une fonctionnalité de première classe :
Concevez aussi pour des démarrages rapides : une action principale « Démarrer/Continuer » et des étapes pré‑session optionnelles.
Collectez et conservez le moins de données sensibles possible.
Principes pratiques :
Si vous incluez des humeurs ou du journal, traitez‑les par défaut comme hautement sensibles.